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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 17:44
« Pas assez acidulé ». Charles Bréguiboul goûte ses dernières créations: « pas mal, cette nouvelle frite, elle va cartonner ». Dans le bureau du directeur de la société Bréguiboul-Jean distribution, des sachets de sucettes arc-en-ciel, des paquets de bonbons fluos, des boîtes de biscuits chocolatés appétissants, des bouteilles de sodas attendent d'être ouverts et dégustés. « Voilà la dernière invention de Pringles, des chips goût guacamole. » Avant de les commercialiser, il faut bien sûr apprécier. C'est le quotidien de Charles Bréguiboul. Plutôt amusant.
Depuis 20 ans, ce chef d'entreprise vend du plaisir en barre. Héritier d'une entreprise familiale spécialisée dans la vente en gros de confiseries, Charles Bréguiboul fait prospérer avec bonne humeur et énergie un nom dans le monde du bonbon. Depuis 1929, le relais passe de père en fils. Et ça marche toujours.
Malades avant la crise, de nombreuses entreprises de confiserie n'ont pas survécu. Pas Bréguiboul. La société réalise plus de 50 % de chiffre d'affaires, mange ses concurrents, s'élargit au niveau national. Bien installé dans les entrepôts du marché, gare de Montpellier, Charles Bréguiboul et ses 28 salariés ne s'en font pas pour l'avenir. Les palettes chargées de bonbons Haribo entrent et sortent sans cesse, en direction des tabacs, boulangeries, alimentations et aires d'autoroutes de toute la région. C'est quoi la recette ?

Le chocolat, un remède contre la crise

Charles Bréguiboul est un homme d'intuition. De la même manière qu'il sent si tel ou tel bonbon va marcher, il attaque les secteurs qui lui manquent.
« Nous sommes passés au travers de la crise parce que j'avais prévu de récupérer des commerçants deux ans avant la crise. J'avais mis en place une stratégie d'élargissement et j'ai surtout racheté mon plus gros concurrent, une société nationale de 800 salariés », explique-t-il. La crise lui a même facilité la tâche. L'effet resserrement des entreprises lui a permis de recruter chez le voisin.
Mais si Bréguiboul ne coule pas, c'est surtout parce que le marché du bonbon, c'est un marché anti-crise ! C'est bien connu, le sucre a des vertus anti-déprime. « Une Fraise Tagada, on n'en a jamais vraiment besoin. Mais c'est un produit que les gens se permettent d'acheter, crise ou pas crise, assure le directeur. Ça s'appelle la vente d'impulsion. » Qui ne s'est jamais offert un paquet de M&M's après avoir fait le plein à la station service ? Qui n'a jamais ramené un Kinder Surprise au petit avec la monnaie du pain ?
« Fatalement, la confiserie c'est le dernier produit touché par la crise. C'est un produit compensatoire. Quand des parents doivent se serrer la ceinture en temps de crise, ils ont toujours un ou deux euros pour acheter un petit truc aux enfants », poursuit-il. Un achat compulsif peu onéreux qui marche toute l'année.

La caverne de Bréguiboul

Petit. C'est son mot d'ordre. Se cantonner aux petits commerces de proximité et ne jamais investir la grande distribution. « Si on est toujours là, c'est parce que mon père a su se développer dans un secteur parallèle aux grandes surfaces. Il a privilégié les plus petites enseignes », affirme Charles Bréguiboul. Les tabacs, les boulangeries, les stations service, les épiceries de quartier. Le grossiste en bonbons ne "tape" que dans le concret, là où il y a de "l'humain". « Dans la grande distribution, l'homme n'est pas important, explique-t-il. Alors que dans le domaine du commerce de proximité, il faut créer du dynamisme dans le point de vente. J'ai huit commerciaux qui vont régulièrement rencontrer les commerçants. »
Tout. C'est aussi le credo de Charles Bréguiboul : faire de ses commerces de vraies cavernes d'Ali Baba. « Moi ce que j'aimais quand j'étais petit, c'était entrer dans une boulangerie et avoir sous les yeux, tous les bonbons possibles et imaginables. » Mais chaque tabac, chaque boulangerie vend les bonbons à l'image de son propriétaire, car les goûts et les couleurs ça ne se discute pas.
La société travaille avec toutes les plus grandes marques de confiseries et de boissons et crée ses propres gammes de produits. Dans son panier, plus de 4 000 articles ! Tous les mois, Charles Bréguiboul épluche le catalogue des nouveautés et des promotions. « Tiens ce mois-ci ils sortent un nouveau Tic-Tac ananas-noix de coco, ça devrait plaire », songe-t-il. En fait, c'est assez simple, il fonctionne selon la "loi des 20-80". Avoir 20 % des produits qui font 80 % du chiffre d'affaires et 80 % des produits qui font 20 % du chiffre d'affaires. Mais le directeur sélectionne et ça se ressent dans les rayons. « Si je refuse un produit, il a très peu de chance d'être commercialisé, affirme-t-il. Les fournisseurs ont besoin de distributeurs comme nous car on est peu nombreux. »
Sucré et coloré, le quotidien de Charles Bréguiboul n'est pas menacé par la crise. Pétillant comme une sucette acidulée, il est plein d'idées, de projets et d'optimisme. Et avec un nom pareil, il avait tout pour s'imposer dans le monde du bonbon comme un caramel qui colle aux dents. 

> Margot VALEUR

Par Margotte - Publié dans : NOS OEUVRES
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Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /Mars /2009 18:44
Apnée
Record en dynamique sans palmes.
Il a 23 ans, toutes ses dents et vient de battre un nouveau record de France. Sans la monopalme, le Sétois Frédéric Sessa s'est propulsé à 168 m. Soit 18 m de plus que Christian Maldamé, l'ancien détenteur du record (150 m). Ça s'est passé samedi 21 février, "à la maison".

Sessa met le feu !


Sous les flashs et les applaudissements, il émerge. Protocole propre, la performance est validée par les juges Aida. Chez lui, à Sète (Hérault), Frédéric Sessa fait vibrer son public venu nombreux et le résultat est à la hauteur de l'ambiance surchauffée. La Team Macaronade est fière de son petit.
Trois mois auparavant, lors d'un match de water-polo, Frédéric Sessa avait fait une démonstration de dynamique avec palmes. De là est partie l'idée d'un record, au même endroit, après le match Sète-Douai, mais sans la palme cette fois-ci. Trois mois pour se préparer à dépasser 150 m. Et pour sa première tentative officielle de record, le jeune pompier professionnel s'en sort plutôt bien !

Un mois sans apnée

Deux minutes avant de partir, son cœur bat trop vite. L'habituel silence feutré qui accompagne les records a laissé la place à une impressionnante ferveur dans les gradins. La victoire des Dauphins de Sète a déjà préparé le terrain. Fred s'immerge sous les yeux attentifs de Grégory Piazzola, le nouveau président d'Aida France. Au bout de la première longueur, son rythme cardiaque est toujours aussi effréné. Virage à 25 m, il se calme. « Je me concentre sur ce que je dois faire, étape par étape. » À 75 m c'est le plus dur. La phase de lutte commence. Il ne pense à rien, et visualise les 100 m. Le public acclame son champion à chaque brasse. À 125 m, il se sent bien, il progresse vite ; à 150 m, un profond soulagement lui permet de continuer ; à 168 m, il remonte. « J'étais parti pour 175 m, mais vu ma préparation physique, je ne voulais pas tenter le diable », confie Fred.
Il savait qu'il était dans les cordes. Oui, mais les 150 m, il ne les avait jamais parcourus. Incroyable ? Stratégique ? Pour Francis Marchadier, son coach, atteindre la distance avant le record n'avait pas d'intérêt. « Au lieu de chercher la performance avant le jour J, nous avons préféré la fractionner », explique-t-il. Les 150 m ont été divisés en trois, selon trois approches techniques différentes, trois phases d'apnée.
La préparation aurait été complète si le parcours de Fred n'avait pas été semé d'embûches. Le mois de janvier est rocambolesque : une formation professionnelle chez les pompiers chamboule le programme. Puis dix jours s'écoulent et Fred se fait une belle entorse ;  du coup, il est contraint de laisser sa monopalme au vestiaire et peaufine sa brasse. « Travailler la technique de nage sans palmes, ça change tout. J'ai appris à m'habituer au lestage de cou et j’ai énormément gagné en confiance », confie-t-il. Pendant un mois complet, il ne fait pas d'apnée, sa formation l'empêchant d'aller aux entraînements. Drôle de préparation pour un record d'apnée ! « Je ne savais pas où j'allais, j'avais l'impression que tout était contre moi ! », poursuit le champion.


Un record sous le signe de la macaronade

Une ou deux semaines avant un tel effort, le calme est normalement recommandé. Pourtant, Fred a quand même couru pour les pompiers et participé à une compétition régionale d’apnée à Narbonne. Le jour J, il se jette à l'eau avec encore quelques courbatures et pas mal de stress. Mais, plongé dans ce brouhaha d'excitation, acclamé par ses pairs du water-polo, Fred s'est senti "à la maison". Un record idéal finalement.
Il ne dit pas "je" mais "on". Car c'est avec la Team Macaronade qu'il est arrivé jusqu'ici. Dans les bons mais aussi les mauvais moments, la folle équipe d'apnéistes à l'accent bien sétois était toujours là. « Ils ont joué un rôle très protecteur. Tout au long de ma préparation, on a géré mon stress tous ensemble. L'après-midi avant le record, ils sont venus me voir pour me détendre et parler de tout sauf d'apnée ! », explique Fred.
Dans la hall de la piscine, les fans s'impatientent et attendent, depuis deux heures, que le champion finisse son test anti-dopage. David Garrigue, l'une des "têtes" de la Team lance à son collègue : « Pour certains c'est plus facile de faire 168 m que de pisser ! ». C'est ça la Team Macaronade. Et pour ne pas déroger à la tradition, un bon record se termine autour d'une bonne macaronade à la sétoise.

> Margot Valeur


La dream Team Macaronade

Tu es né à Sète, tu fais de l'apnée et tu aimes la macaronade, alors tu fais partie de la grande famille de la Team Macaronade.  David Garrigue, Francis et Nathalie Marchadier, Brigitte Banégas, Adeline Fouque, David et Nadia Stroppiana, Fred Sessa, Christophe Leroy, Patrick Rossignol et Brian Prieur forment le "pôle" compétition du club. Partout où ils vont, ils sèment la touche sétoise. Et en plus de l'humour, ils transportent avec eux les deux détenteurs du record de France en dynamique sans palmes : Fred Sessa (168 m) et Brigitte Banegas (103 m).
Deux devises animent cette folle équipe du club Apneeau de Sète : "Ne jamais être sérieux, sauf dans l'eau" et "L'apnée est un sport individuel qui se pratique en équipe".

Dans les yeux du coach


Francis Marchadier, coach du club Apneeau de Sète, a découvert Frédéric Sessa il y a trois ans lors d’une compétition départementale. Le novice de l'apnée sportive n'avait alors que 20 ans et il devançait son futur "prof" sur le podium.

« Dès le début, j'ai cru en Fred. Après cette compétition où, à ma grande surprise, il s'est hissé sur le podium derrière David Garrigue et devant moi, j'ai senti qu'il irait loin. Il m'a été envoyé au club par son ancien entraîneur de water-polo. Il faut savoir que Fred a pratiqué pendant huit ans et a ensuite rejoint l'équipe de France de natation pour quatre ans. Un sportif complet !
Pour le record, j'espérais 160 m. Et j'imaginais qu'il puisse atteindre 175 m parce que Fred est gentiment "indiscipliné". Il voit l'apnée et la performance comme un jeu, très sérieux, mais comme un jeu. Ce qui s'est passé ce soir, ça lui correspond parfaitement. Avoir nagé dans cette ambiance de folie, c'était important.
Fred, c'est un peu comme un petit frère qui a la tête aussi fraîche que moi. On a 20 ans de différence, mais je me revois en lui. Depuis son arrivée, il nous apporte jeunesse et titres ! »
Par Margotte - Publié dans : NOS OEUVRES
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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 20:55


Un soir de février lors d'un Montpellier-Reims. Deux apprentis journalistes se sont invité en tribune de presse et en ont profité pour faire leurs premiers pas dans le monde des comentateurs radio :

Par JB - Publié dans : NOS OEUVRES
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 18:41

Chloé, nouvelle miss Midi-Pyrénées

Concours. C'est une ariégeoise de 19 ans qui représentera la région à l'élection de Miss France.

Stéphane Marcelot | 22 Septembre 2008 | 08h53





Crédit photo: DDM, Emilie Cayre


«C
a fait un choc quand même ». Au lieu-dit Le Coustat dans la maison familiale, Brenda, la maman, ne cache pas son émotion. Aux côtés de son mari et de leur fils Grégoire, l'heure est à la récupération après une courte nuit de sommeil. Enfin, lorsque le portable ne sonne pas… Des journalistes ? Oui. Le genre de visites auquel nos hôtes vont devoir s'habituer. Depuis samedi soir, Chloé, la fille aînée, est la nouvelle Miss Albigeois Midi-Pyrénées. C'est elle qui représentera la région à l'élection de Miss-France 2009, le 6 décembre prochain au Puy-du-Fou.

Etudiante en première année en BTS commerce international à Toulouse, cette jeune demoiselle de 19 ans retrouvera aujourd'hui le chemin des cours. Avec certainement quelques pensées égarées. Les défilés, la Thaïlande où aura lieu le voyage de préparation à l'élection pour toutes les concurrentes, la grande finale du Puy-du-Fou… C'est un nouveau chapitre qui s'ouvre. Un cocktail rafraîchissant pour Chloé Mortaud, qui adore les voyages et souhaite épouser une carrière dans l'international. Mais du haut de son mètre quatre-vingt, la jeune ariégeoise garde la tête sur les épaules. « Je n'avais rien préparé, j'ai dit ce que je pensais, il faut savoir rester soi-même. C'est génial d'être élue, mais je ne m'y attendais pas du tout », réagissait-elle à l'issue du verdict.

Jean-Marc, le papa, suivra l'élection de décembre avec un autre œil que les années précédentes. « Ma fille a toujours suivi le concours des Miss avec une grande attention, et moi je suivais ça d'un peu moins près », s'amuse-t-il. Il note que Chloé participe à son premier concours de beauté, et que son engagement lui appartient entièrement. « C'est son aventure et nous, en coulisses, nous lui disons profites-en, c'est une expérience à vivre ». Brenda rajoute que Chloé « n'a pas peur d'aller vers les gens, elle se présente bien et aime le contact ».

Candidature au mois de juin, entretien fin août, présélection il y a 15 jours puis la grande finale ce week-end à Lisle-sur-Tarn : tout s'est vite enchaîné. « Lorsque le jury a égrené le nom de la 2e puis de la première dauphine, je me suis dit tiens, après tout ça pourrait être ma fille ! », raconte Jean-Marc. Chloé Mortaud porte maintenant pour un an l'écharpe de Miss Albigeois Midi-Pyrénées. En attendant peut-être mieux le 6 décembre prochain

Par SteFF - Publié dans : NOS OEUVRES
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 11:23

Bon, pour une première au Vél...C'est quand même frisson, frissette quand les joueurs entrent sur le terrain avec le Jump de Van Halen...

Après, y'a les shoots avec "Quand le virage se met à chanter..." dans le dos. Inoubliable.

Puis y'a cette photo. Sur le coup, j'ai de suite regardé à quoi elle ressemblait car je savais qu'elle n'était pas mal... Mon poto de l'Equipe - assis à côté de moi pendant le match - a fait la une de son Kanar avec!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Photo Richard Martin)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Photo du Lépreux)

Par Le Lépreux - Publié dans : NOS OEUVRES
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Mardi 19 août 2008 2 19 /08 /Août /2008 11:55
Chasse
2e Marathon de Mauguio-Carnon


Organisé par le Harpon Club de Mauguio, le Marathon a réuni 54 compétiteurs à Carnon, le samedi 21 juin. Fête de l'été et de la daurade !


Prises royales à Maguelone

C'était la fête de l'été, mais aussi celle de la daurade. Pour ce deuxième Marathon de chasse sous-marine, la chaleur estivale était de mise et les zones poissonneuses.
Avant la mise à l'eau, un bruit court : des muges pointeraient leur nez dans les parages. Jean-François Calluela, directeur du club organisateur, le Harpon Club de Mauguio, instaure alors un quota de cinq specimens pour les muges. "Je vous rappelle qu'il n'y a pas de coefficient sur les prises cette année", lance-t-il aux compétiteurs impatients de se rafraîchir. Mais certains n'en ont fait qu'à leur tête et ont eu de mauvaises surprises à la pesée…


Un loup tape à l'oeil

Départ à 11 h, dans des conditions presque idéales, pour 7 h de chasse. La mer est d'huile, à 19°C, mais comme il se doit dans l'Hérault, très peu claire. Pas plus de 50 cm du côté de la Grande-Motte. Environ 3 m vers Maguelone et les Aresquiers. Sur les 18 équipes de trois chasseurs, seulement trois se sont fourvoyées dans les eaux sales de Carnon. Dont celle que menait Alain Charrière avec deux jeunes chasseurs, Rémi Toureille et Yohan Koch. Ce choix n'a pas empêché le trio de flécher le plus gros loup de la compétition. "Nous n'avons fait que trois poissons : un loup de 2,7 kg, un autre, bien plus gros, de 6,8 kg et un labre", rapporte Alain Charrière de retour sur la plage. Et cet énorme loup ? "Nous étions en face de Carnon, dans 9 m d'eau, sur une "gravette" (petits galets). J'ai fait pêcher les jeunes pendant deux heures, puis je me suis mis à l'eau. À la deuxième descente, j'ai entendu le départ du poisson. Je l'ai bien tiré mais pas traversé." Cet énorme loup, malgré un nombre de prises limité à trois leur offre la sixième place.

Alerte à la royale !

De l'autre côté, vers Maguelone, c'est la profusion… de daurades ! La concentration des bateaux sur les ragues en témoigne. Hervé Di-Raimondo, Gérard Caffort et Patrick Darouzet sont les premiers sur les trous. Phénomène exceptionnel, ils en remontent vingt-quatre !
Mais l'exception est loin de s'arrêter là. Au moins trois équipes enchaînent les apnées dans les mêmes ragues. C'est le cas des frères Ennaji, Jawal et Ianis, en équipe avec Ricardo Llarden. À un rythme fou, les coulées et les visites des pierres se succèdent avec succès. En seulement quatre heures, ils remontent le double : 42 daurades dont 38 à la maille, et trois sars. Une fois leur bateau de retour, la glacière fait sensation. Elle annonce avec une quasi certitude la couleur du podium. "Elles étaient bien planquées !", confient les équipiers du Harpon Club. Ils détaillent : "On partait vers le plateau des Aresquiers quand on a vu
qu'il y avait du monde à Maguelone. On s'est arrêtés, dans 6 à 7 mètres d'eau et c'est là qu'on a fait nos daurades, à trou. C'est une très bonne pêche, un coup de chance car ce n'est pas tous les jours qu'on en remonte autant !"
Jean-Sébastien Ray, Jérémy Darolles et Stéphane Soler étaient là aussi. Sur leur accroche-poissons, moins de daurades, mais les sars ont néanmoins la part belle. Leur pêche variée composée de neuf sars, de deux daurades, d'un muge, d'un loup, de quelques labres, et d'une mostelle leur attribue la quatrième place.
Réduite à deux, l'équipe composée de Stephan Foppolo et Benoît Gally réussit à faire mieux que la plupart des chasseurs de daurades Comment ? En jouant la carte du loup. Bonne pioche ! Douze spécimens dans le bateau, et hop, la deuxième marche du podium !

Les bateaux arrivent au compte-goutte sur la plage de Carnon. Les premières équipes rentrées au bercail attendent avec impatience les accroche-poissons concurrents. Le retour d'Alain Charrière fait effet. À bout de bras, il brandit son trophée sous les regards ébahis. Les uns doutent, les autres sont certains du résultat. Il n'y a que la pesée pour trancher… Jack Malzieu, le directeur de la compétition, donne le verdict. Pas de rancoeurs, ni d'animosité, le Marathon était amical et parfaitement orchestré !

> Margot Valeur
Apnéa Magazine Hors série été 2008
Par Margotte - Publié dans : NOS OEUVRES
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Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /Août /2008 13:45

Mérens. L'ours percuté par un bus

Jean Martinet et Stéphane Marcelot | 16 Août 2008 | 11h48


L'ours, discret depuis quelques mois en Ariège, refait parler de lui à nouveau et de quelle façon ! Hier matin un minibus qui descendait de l'Andorre sur la RN 20 a percuté un représentant des plantigrades, sur la voie rapide qui précède l'arrivée dans le village de Merens-les-Vals. Le minibus transportait une dizaine de personnes handicapées qui avaient passé 15 jours à Sant-Julia près d'Andorre la Vieille, dans le cadre de séjours organisés par la SARL « Nouvel Horizon » ; ils repartaient en direction de Fougères, ville bretonne d'Ille et Vilaine. Au volant se trouvait Gui llaume Fournié, jeune animateur de 30 ans, qui s'est fait une belle frayeur à l'occasion de cette rencontre pour le moins inattendue : « Il était 8 heures et nous avions atteint la fin de la deux fois deux voies qui descend vers Merens, quand j'ai vu l'ours qui arrivait de la gauche dans une zone en contrebas, là où il y a un lac artificiel et un camping. Il était sur ma gauche sur la voie montante qu'il a traversée avant de franchir le muret de béton qui sépare la deux fois deux voies. C'était bien un ours, un animal de taille adulte, je l'ai clairement identifié. » Et dans la tête de Guillaume tout va maintenant très vite. Il freine bien sûr, mais il sait que ce n'est pas suffisant pour éviter la collision. « Je suis passé de 80 km/h à 40 km/h, j'ai ralenti au maximum, mais si je voulais éviter l'animal, il fallait braquer et là, on allait au carton avec tous les passagers. J'ai surtout pensé à éviter le carton intégral. Guillaume est donc allé au choc en un éclair : « A 40 km/h ça fait bizarre. Le phare avant gauche a sauté, le radiateur a explosé et pare-chocs du minibus est mort. J'ai vu que l'ours avait été un peu sonné. Il est resté un petit moment étalé sur la quatre voies. Je l'ai vu dans mon rétroviseur. Et puis il est reparti. Si l'animal était énervé, on ne sait pas comment il pouvait réagir après le choc. C'est à ce moment que j'ai eu peur. Après on a appelé la gendarmerie. »

« ça devait finir par arriver »

Jean-Pierre Sicre, le maire de Merens-les-Vals, et Claude Carrière, maire de la commune d'Ascou, ont rapidement accouru sur les lieux de l'accident. Ils ne cachaient pas leur stupéfaction. Et leur colère. « Cela devait bien finir par arriver. Cela fait un moment que l'on martèle qu'il y a des passages d'ours sur la RN20, qui de plus est un axe très fréquenté, mais personne ne veut nous écouter », note Claude Carrière, également coprésident de l'ASPAP (anti-ours). « Nous sommes inquiets en permanence », complète Jean-Pierre Sicre.

La Dépêche du Midi

Par SteFF - Publié dans : NOS OEUVRES
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Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /Août /2008 09:13

Christian Ramos: "C'est grandiose"

L’Ariégeois est le préparateur mental de l’équipe de France féminine de handball. Il est à Pékin.

Chargé de la préparation mentale de l’équipe de France de handball féminine, le Laroquais Christian Ramos, que nous avons joint hier, revient sur ses premiers jours dans le nid pékinois.

Comment avez-vous trouvé les filles lors de ce premier match contre l’Angola samedi (victoire 32 à 21)?

Cela ressemblait fort à un match piège, contre une équipe qui nous avait battus lors du dernier mondial. Une fois encore, l’Angola a proposé une stratégie efficace. La première mi-temps a été dure pour nous. C’était le premier match, et la crispation s’est ressentie. Puis l’équipe est peu à peu montée en puissance et la différence s’est faite en deuxième mi-temps.

À présent, une nouvelle victoire est impérative aujourd’hui face au Kazakhstan.

Oui, ce sera un match là aussi capital face à une formation qui a fortement renouvelé son effectif. Les filles doivent rester centrées sur la compétition. Elles effectuent un tournoi de hand ordinaire dans un événement extraordinaire, telle est la spécificité des JO.

Quelles sont vos impressions générales depuis votre arrivée à Pékin?

Le plus marquant, c’est qu’on se trouve dans un milieu coupé du monde, qu’est le territoire olympique. Du coup, on ne vit pas le quotidien des Chinois et notre vécu de la Chine est donc totalement différent. Mais d’un côté, pour nous qui sommes dans l’objectif de la compétition, cela nous convient parfaitement d’être isolés. Le village olympique est vraiment quelque chose de grandiose, avec un maximum de stars au mètre carré. Il y a une multitude de sportifs qui se côtoient et dans le village, tous ont les mêmes droits. L’organisation est très rigoureuse. Qu’il s’agisse de nous ouvrir les portes ou de nous servir de l’eau et du café, c’est incroyable le nombre d e personnes disponibles qu’il y a à nos petits soins!

L’équipe était-elle présente à la cérémonie d’ouverture?

Non. Les filles jouaient le 9 août donc elles n’ont pas participé à ce rendez-vous, ce qui me paraît logique car la priorité reste la compétition. Alors effectivement, les plus jeunes de l’équipe ont eu un petit pincement au cœur, tandis que les plus anciennes connaissaient déjà la ferveur que représente ce moment.

Avez-vous côtoyé les autres membres de l’équipe de France olympique?

Oui. En fait, nous sommes logés dans le même immeuble et tout est organisé pour pouvoir échanger. On échange sur nos résultats, mais tout dépend aussi de la planification des équipes. De notre côté, nous avons une planification sportive et médicale qui est établie et rien n’est fait au hasard. Dès notre arrivée à Pékin, nous sommes allés nous balader à la muraille de Chine pour habituer les corps à la température. D’autres visites sont au programme car il est primordial de s’aérer dans l’aspect psychologique. Un autre jour, les filles auront besoin de se changer les idées par la pratique d’un autre sport.

Recueillis par Stéphane Marcelot
Photo: Fédération française de handball.

Par Steph - Publié dans : NOS OEUVRES
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 14:03
Journaliste installée en Chine, Carol collabore pour différents médias, dont la radio RMC. Je la remercie d'avoir bien voulu répondre à quelques questions. Et on lui souhaite bon courage pour la suite !


Quelles sont tes impressions depuis ton installation à Shanghaï ? Le travail journalistique est-il facile ? As-tu rencontré des embûches à ce sujet ?


La première difficulté, c’est d'obtenir un visa de journaliste étranger. En tant que pigiste, il faut le plein soutien d'une rédaction, et c'est souvent difficile à obtenir : les rédactions françaises ont peur qu'on utilise ces documents pour nous faire embaucher à notre retour. Il est impossible de se faire enregistrer comme free-lance, donc ici encore plus qu'ailleurs, il faut partir avec déjà de très bons contacts dans les rédactions.
Si vous travaillez sans visa de journaliste étranger, vous prenez le risque à chaque interview de vous faire arrêter par la police et/ou renvoyé dans votre pays. C’est fréquent, même si on préfère rester discrets sur ce genre d’affaire.

Ton plus bea u souvenir professionnel depuis ton arrivée ?

Mon plus beau souvenir professionnel : la descente du Yangtsé en bateau, de Chongqing (centre) à Shanghai, avec des commerçants chinois, à la rencontre des habitants dont les villages vont disparaître à cause du barrage des Trois Gorges... j’ai rencontré de tout, des jeunes ravis de l’opportunité de quitter la vallée, d’autres qui perdaient tout...C’était un sujet qui concentrait beaucoup d’enjeux de la transition de la Chine.

Si tu devais faire des comparaisons entre votre nouvelle vie en Chine et la France ? Comment se passe la collaboration avec les Chinois au quotidien ?

Ici j'exerce mon métier dans des conditions idéales. Pas de patron, pas d'horaires, une liberté totale dans la façon dont je traite mes sujets. Je voyage, je fais du terrain...je m’amuse beaucoup plus que lorsque j’étais dans une rédaction en France. Et puis, c'est facile de vendre des sujets depuis la Chine, alors que gagner sa vie en tant que pigiste en France...
Les Chinois se méfient souvent des journalistes en général et particulièrement des étrangers... Mais beaucoup savent aussi maintenant nous utiliser : ils savent que c’est difficile pour les journalistes étrangers en Chine de recouper leurs sources, de donner la parole à toutes les parties, comme nous le ferions en France, à cause de problèmes de langue, de méthodes différentes etc...à nous bien sûr de ne pas tomber dans les pièges. Et de faire notre travail aussi sérieusement que nous le ferions en France.

Sur les violences au Tibet : de quelle manière as-tu organisé ton travail ? As-tu subis des pressions de la part des autorités locales ?

Sur les violences au Tibet : je n'ai malheureusement pas traité le sujet, la province étant fermée aux journalistes. Les rédactions françaises n’ont pas non plus beaucoup insisté pour que nous nous rendions sur place. Honnêtement, beaucoup de bêtises se sont dites dans les médias occidentaux sur ce dossier, des images de policiers népalais ont fait le tour du monde comme si elles avaient été tournées en Chine...les Chinois nous reprochent notre ignorance et surtout notre arrogance sur la question de l’indépendance du Tibet.


Tu dois attendre les prochains JO avec impatience. Ressens-tu une vraie ferveur au sujet des JO sur place ? Les chinois s'alarment-ils à propos de la question du boycott des JO ?

C'est plus que de la ferveur, c'est de la folie! les Chinois attendent ces Jeux avec une impatience incroyable et les menaces de boycott ne font que redoubler la ferveur populaire et l'unité nationale autour des Jeux. Avec les attaques dont la Chine fait l’objet dans les médias occidentaux, même des gens qui à l’origine étaient peu concernés se sentent à présent obligés de soutenir leur pays.
Par Steph - Publié dans : NOS OEUVRES
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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 18:54
Cela s'appelle un pont en or les enfants. Une bonne perche à saisir. Oui, j'ai eu l'honneur, enfin, de réaliser un sujet sur les frelons. Non, pas ceux de l'ESJ. Jugez plutôt.


Agriculture. Le département veut endiguer la prolifération de l'espèce.

Mobilisation générale contre le frelon asiatique

Mobilisation générale contre le frelon asiatique
Le préfet est venu à la rencontre des fameux pièges à frelons, au lycée agricole de Pamiers.
 
Le frelon asiatique bat de l'aile. Et prend lentement ses quartiers dans le sud-ouest de la France, depuis son signalement officiel sur le territoire en 2005. L'insecte s'est même doté du passeport ariégeois. « J'ai dû commencer à installer des pièges dès le mois de février à Saverdun », annonce Robert Belondrade, représentant des apiculteurs amateurs du département. L'expansion du vespa velutina, grand prédateur d'abeilles et d'autres insectes, nécessite une surveillance. La Chambre d'agriculture, la filière apicole, la DDEA et le lycée agricole de Pamiers ont pris le problème à bras-le-corps. Et ont ensemble tissé la toile à frelons. Depuis 15 jours, des représentants encadrent les élèves de 4e et 3e du LEGTA, afin de confectionner des pièges à frelon asiatique.

Vendredi dernier, Jean-François Valette, préfet de l'Ariège, s'est rendu dans l'établissement afin de présenter leurs travaux. Et d'insister sur les enjeux : « Le phénomène est bien implanté, se répand rapidement et il pose de vrais problèmes en terme économique. Sachant que la filière apicultrice représente près d'un million d'euros de chiffre d'affaires dans le département ».

Enthousiasme chez les jeunes

La pose des pièges interviendra au printemps, afin d'intercepter au réveil les femmelles fondatrices. Le dispositif s'étendra dans les zones propices à l'implantation, près des points d'eau (Salat, Ariège, Touyre, Grand Hers). Mais comment se confectionne un piège à frelon ? « On le fabrique à partir d'une bouteille de 2 litres et de matériaux recyclés. Et ça nous prend environ 20 minutes pour un piège », explique Bastien, élève de 3e. « Les frelons, attirés par du sucre et de la bière, passent par un trou et n'en sortent plus. Mais on crée aussi des trous de mini diamètre pour que les petits insectes puissent ressortir du piège, qui est un tri sélectif en quelque sorte ». Le proviseur du LEGTA, Jean Montussac, apprécie l'initiative. « Les élèves ont besoin de choses pratiques et ces travaux contribuent à les réconcilier avec la formation. Et puis, lorsqu'on évoque la défense des abeilles et du miel, ça déclenche toujours de l'enthousiasme chez les jeunes », relève-t-il. Confirmation avec Bastien et Thomas de l'intérêt de cette expérience : « Oui, c'est très plaisant eton sait à présent bien distinguer les insectes ». Armés de ciseaux et de pinces, ils continuent à mettre la main au piège. Lancés, déterminés comme des frelons.


Comment reconnaître le frelon asiatique ?

Le frelon asiatique (vespa velutina) a été signalé officiellement en France (pour la première fois en Lot-et-Garonne) en 2005. Une des hypothèses relative à son introduction est celle d'une arrivée accidentelle via des marchandises chinoises importées du Yunnan. La sous-espèce présente en France est facilement distinguable du frelon européen (seule autre espèce de frelon vivant en France) par sa taille et sa couleur. Il manifeste son activité à partir de gros nids installés au sommet des arbres. Son thorax est brun foncé alors que le frelon européen est jaune. Les ailes sont plus foncées et il est plus petit que l'européen (environ 30 mm). Le frelon asiatique est peu agressif envers l'homme lorsqu'il est en solitaire. Il n'en est pas de même à l'approche du nid où l'attaque peut être collective et virulente. Huit à douze piqûres peuvent provoquer un empoisonnement nécessitant une hospitalisation.

 

Par SteFF - Publié dans : NOS OEUVRES
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